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La Compagnie des Archers Louhannais

                                     LA SAINT  SEBASTIEN

                                                 

 SAINT SEBASTIEN - PATRON DES ARCHERS

ST SEBASTIEN LOUHANNAIS

           On ne saurait parler de l'archerie traditionnelle sans évoquer, pour commencer, Saint Sébastien, le patron des archers. Il est omniprésent dans les compagnies d'arc.


On a souvent dit que Sébastien était né à Narbonne au III° siècle, mais il est plus probable qu'il naquit à Milan d'un père Narbonnais et d'une mère Milanaise, tous deux chrétiens. Bien qu'il parut avoir plutôt de l'aversion pour le métier des armes, mais parce qu'il voulait aider ses frères chrétiens exposés aux rigueurs des persécutions et convaincu qu'il y parviendrait plus facilement sans éveiller les soupçons, il se rendit à Rome et s'enrôla dans l'armée sous l'Empereur CARIN. Cet empereur fut tué peu après et remplacé par DIOCLESIEN. Les persécutions s'intensifièrent.

 

Dioclésien ayant remarqué les qualités de Sébastien, et ignorant qu'il était chrétien, le garda près de lui et en fit un capitaine de sa garde prétorienne. En secret, Sébastien allait dans les prisons réconforter ceux qui étaient appelés à subir le martyre, jusqu'à ce qu'il soit dénoncé à l'empereur.

 

Aussitôt, celui-ci ordonna que Sébastien soit attaché à un arbre pour qu'il serve de cible à sa propre troupe d'archers.

 

La légende dorée nous dit que Sébastien reçut tant de flèches, qu'il se trouva « ressembler à un hérisson ». Le croyant mort, tous l'abandonnèrent. Une sainte femme, nommée Irène, étant venu chercher son corps pour l'inhumer chrétiennement, s'aperçut que Sébastien vivait encore. Elle le transporta chez elle, le soigna et quelques jours après il fut miraculeusement guéri. On lui recommande alors la prudence, mais il ne veut rien entendre et va se placer sur le passage de l'Empereur pour lui reprocher sa cruauté. Ce dernier, fou furieux, ordonne aussitôt que Sébastien soit lapidé (ou bastonné selon les sources) et que son corps soit jeté dans les égouts de Rome afin que les chrétiens ne puissent pas « le ressusciter » de nouveau. Ceux-ci iront cependant rechercher son corps et lui donnent une sépulture dans les catacombes, près du tombeau de Saint Pierre.

 

Les archers, qui l'ont choisi comme Saint Patron, ne savent peut être pas tous que c'est l'un des seuls saints de l'histoire chrétienne qui ait subi deux fois le martyre. Un culte très particulier lui est rendu.

 

De très nombreuses compagnies sont placées sous son vocable, et beaucoup conservent une statue ou une statuette de Saint-Sébastien, installée en bonne place, entre deux buttes ou dans la salle d'armes (ou logis).

 

Une effigie de Saint Sébastien est souvent brodée sur le drapeau des compagnies d'arc et on la retrouve sur de nombreux objets liés à l’archerie : anciens brassards, vases de Bouquets, assiettes, médailles et prix etc.

 

MESSE DE SAINT SEBASTIEN

 

Chaque année, le dimanche le plus proche du 20 Janvier, la Compagnie après avoir disputé une partie de jardin assez tôt dans la matinée, participe à une grande messe de Saint-Sébastien célébrée dans l'église locale. Comme chaque fois que les archers assistent ensemble à un office religieux, le cérémonial est le suivant :

La compagnie entre dans l'église en cortège précédé de son drapeau et va ensuite se placer dans le chœur. Les archers qui portent une casquette dans leur uniforme, restent coiffés pendant une grande partie de la messe (les moments où, autrefois le prêtre conservait sa barrette : avant l'évangile et après la communion).

Après la messe, il est de tradition d'organiser le repas de Saint Sébastien qui n'est autre que le banquet annuel de la compagnie auquel sont invités les notables de la ville, les épouses (ou les maris) des archers et se prolonge, en général, très en avant de la soirée.

 

Pour des raisons souvent techniques, certaines compagnies ne peuvent pas organiser de messe de Saint-Sébastien (manque de prêtre, difficulté de « réquisitionner » l'église dans les grandes villes). Elles célèbrent malgré tout leur Saint Patron en organisant au moins une partie de jardin, et parfois un repas. De cette façon l'honneur est sauf.

 

Magazine « Le tir à l’Arc » émis par la FFTA.


TIR DU ROY ou L'ABAT  L'OISEAU

 

 

 

Chaque année, dans chaque Compagnie, un peu avant Pâques, est organisé un tir particulier : L'ABAT L'OISEAU, il décidera qui sera le ROY de la Compagnie pour un an.

     

L'abat l'oiseau est un tir ancien, qui daterait de l'antiquité. On cite Ulysse et ses compagnons, lors de leur voyage maritime, avaient attaché un oiseau au mat de leur navire et devaient lui rendre la liberté en coupant, avec leurs flèches, le lien qui le retenait prisonnier.

   

Certains prétendent qu'il est encore plus ancien et que l'homme préhistorique s'efforçait déjà de toucher les oiseaux simplement parce que c'était difficile.  

 

La tradition du tir à l'oiseau (appelé -pendant -très longtemps : Tir au papegay ou pagegault parce que l’oiseau de bois pris pour cible ressemblait à un perroquet) date depuis la création des Compagnies. L'oiseau utilisé de nos jours est plus petit (de la taille d'un moineau).


 

L'abat l'oiseau est la journée la plus importante pour la Compagnie. Tous-les membres sont convoqués, et leur présence est obligatoire. Le tir est précédé d'un Cortège : en tête vient le tambour suivi du-porte-drapeau, l'empereur, le Roy de 1'année précédente, le-capitaine, ses officiers, le connétable, les chevaliers et-les archers.

 

Ce cortège se rend sur le lieu du tir où l'on a dressé une perche. Le petit oiseau de bois étant fixé à son sommet. Le tir commence par quelques flèches d'honneur tirées par des personnalités à qui l'on veut rendre hommage, puis chacun tirera à son tour : en premier le roi, puis le connétable, le capitaine et ses officiers, les chevaliers, les archers et les aspirants. Chaque premier tir est précédé d'un roulement de tambour et on conservera cet ordre pendant toute la durée du tir jusqu'à ce qu'un tireur touche et abatte l'oiseau. Si par hasard, ou grande malchance, l'oiseau n'était pas abattu au coucher du soleil, le tir serait reconduit le dimanche prochain.


 

Si le coup est valable (l'oiseau est tombé et présente la trace de l'impact bien visible dans une zone vitale), l'archer est proclamé « Roy de la Compagnie » pour une année. L'ancien roi lui remet son écharpe, le capitaine lui rend sa flèche et son oiseau en le félicitant et lui remet au nom de tous le « Joyau du Roy » (autrefois un gobelet en argent, aujourd'hui un petit cadeau).


 

Selon la tradition, le capitaine remet son écharpe au Roy et les officiera abandonnent leurs fonctions. Les archers entrent alors en Assemblée générale au tour de laquelle, entre autres, se déroulera l'élection (ou réélection) du capitaine et de ses officiers.


 

Depuis peu les compagnies organisent, pour les jeunes, un tir parallèle. Il se déroule selon les mêmes règles (la perche étant naturellement moins haute). Celui qui abat « l'Oiseau des jeunes » est proclamé Roitelet et le capitaine lui remet une écharpe insigne de son titre.  

 

 

 

VARIANTES : L'ABAT L'OISEAU AU BEURSAULT

 

      Dans beaucoup de compagnie et depuis longtemps, pour des raisons techniques, il n'est pas possible d'organiser l'abat l'Oiseau traditionnel à la perche. Le tir se fait alors au jeu d'arc avec le même cérémonial que précédemment, mais on utilise alors un oiseau plus petit (rectangulaire de 2 pouces par 1 pouce soit 52mm X 26 mm) que l’on place sur une broche devant le noir d'une carte Beursault.

 

PRECISIONS

 

            On ne peut présenter l'abat l'Oiseau sans donner quelques précisions importantes.

Le titre de Roy est honorifique, le roi n'assure aucune fonction particulière en tant que tel.

            Mais c'est lui qui occupe toujours la première place lors des défilés ou des manifestations officielles et tous lui doivent respect et déférence.

 

            Le titre d'Empereur, est donné à l'archer qui parvient à abattre l'oiseau trois années consécutives. Il est alors proclamé empereur à vie de la compagnie. Il conservera ce titre tant qu'il y appartiendra.  

Tiré d’un article de Philippe GOUBLE

(paru dans le magazine de la FFTA)